Op 3 en 4 juni 2027 vindt aan de Universiteit Utrecht een Franstalig congres plaats over het thema ‘Dictionnaires et culture numérique dans l’espace francophone’. De organisatie verwelkomt voorstellen voor presentaties van 20 tot 40 minuten, afhankelijk van het onderwerp. De deadline voor het indienen van voorstellen is 31 oktober. De bijdragen aan het congres zullen uiteindelijk leiden tot een gezamenlijke publicatie. Meer informatie over het congres en de volledige oproep leest u hieronder.
Appel à communications
À une époque où la culture commune semble céder sa place à une multiplicité d’univers nichés et parallèles, où la norme langagière et grammaticale est constamment remise en question et où l’intelligence artificielle prétend pouvoir répondre à tous les besoins, le dictionnaire peut-il encore servir d’outil de référence dans les sociétés francophones ? Ce colloque invite les spécialistes à réfléchir aux retombées des transformations actuelles sur la lexicographie en particulier, mais aussi sur la description de la langue au sens large, autant sur les plans linguistiques que sociolinguistiques.
Pour la prochaine édition du colloque, nous proposons trois axes d’intervention, qui ne sont pas mutuellement exclusifs.
1) Les forces et faiblesses des dictionnaires numériques
Détachés des contraintes matérielles inhérentes au papier, les outils numériques permettent théoriquement de concevoir des dictionnaires accessibles, sans limite de nomenclature, qui conservent la trace de lexèmes sortis de l’usage et intègrent les néologismes. On commence cependant à identifier certaines faiblesses liées au format numérique : l’incompatibilité des formats d’encodage ; l’impossibilité de comparer l’évolution de la description dans certains dictionnaires ; l’agrégation de contenus existants plutôt que la création de nouveaux contenus ; la diffusion par des dictionnaires commerciaux de versions gratuites incomplètes dont se satisfont les usagers ; la perte de revenu de ces entreprises commerciales qui doivent diversifier leur offre (en proposant des jeux, des essais, du matériel pédagogique, etc.) au détriment du travail lexicographique ; etc. Les communications relevant de cet axe exploreront les atouts et les désavantages de la lexicographie numérique pour rendre compte de l’évolution du lexique.
2) La construction collaborative des ressources lexicales
Les approches collaboratives dans la construction des ressources lexicales ne constituent pas un phénomène entièrement nouveau. Dès le XIX. siècle, certaines étapes de l’élaboration des dictionnaires reposaient déjà sur des formes de participation collective. Toutefois, l’essor d’Internet, et plus particulièrement l’émergence du Web 2.0 avec le développement de contenus dynamiques et interactifs, a profondément transformé ces pratiques. Les dictionnaires collaboratifs et contributifs en ligne, présents depuis plus de 25 ans, se sont progressivement imposés dans le paysage lexicographique et occupent désormais une place importante dans la production et la diffusion des connaissances linguistiques. Certains, tels que le Wiktionnaire, ont atteint une ampleur considérable et constituent aujourd’hui des sources d’information privilégiées pour de nombreux utilisateurs. Or, malgré leur développement croissant, ces différentes ressources lexicales restent relativement peu étudiées. De nombreuses dimensions méritent encore une attention approfondie, telles que la nature des données produites, le profil des participants, les dispositifs favorisant la contribution, ainsi que les modalités d’édition et de présentation des données. L’analyse de ce modèle de partage des connaissances apparaît dès lors essentielle, compte tenu de son expansion prévisible et de son rôle grandissant dans les années futures.
3) Innovation en lexicographie numérique
Cet axe s’intéresse aux nouveaux projets, qu’ils en soient à la phase de l’idéation, de la production ou de la diffusion et qu’ils touchent spécifiquement la lexicographie numérique ou son maillage avec d’autres disciplines (histoire, politique, enseignement, médecine, etc.). Les communications s’inscrivant dans cet axe pourront présenter des innovations lexicographiques tant en ce qui concerne la conception de nouvelles ressources, le développement de fonctionnalités pour des ressources existantes ou le développement de perspectives qui renouvellent les parcours de rédaction ou de consultation des dictionnaires numériques. Une plage de présentation plus longue pourra être proposée pour des démonstrations de nouvelles ressources (sur demande explicite dans la proposition).
En plus des axes suggérés seront considérées toutes les propositions qui respectent le thème du colloque.
DURÉE DES PRÉSENTATIONS
La durée des présentations sera de 20 minutes pour les axes 1 et 2 et pourra aller jusqu’à 40 minutes pour l’axe 3, en fonction du nombre de propositions retenues. Chaque présentation sera suivie d’une période de discussion de 10 minutes.
LANGUE DU COLLOQUE : le français.
SOUMISSION D’UNE PROPOSITION
Si vous désirez présenter une communication au colloque, veuillez envoyer votre proposition, d’un maximum de 500 mots (excluant les références bibliographiques), d’ici le 31 octobre 2026, à m.g.steffens@uu.nl et à nadine.vincent@usherbrooke.ca.
CALENDRIER
31 octobre 2026 : Date limite de soumission d’une proposition de communication
30 novembre 2026 : Réponse du comité scientifique et notification aux auteurs
3 et 4 juin 2027 : Tenue du colloque

INSCRIPTION
Il n’y a pas de frais d’inscription.
PUBLICATION
Une publication suivra la tenue du colloque.
ORGANISATION
Marie Steffens, Universiteit Utrecht, ILS (Pays-Bas)
Rozanne Versendaal, Universiteit Utrecht, ICON (Pays-Bas)
Kaja Dolar, Inalco, CREE (France)
Nadine Vincent, Université de Sherbrooke et CRIFUQ (Québec)
COMITÉ SCIENTIFIQUE
Kaja Dolar, Inalco, CREE (France)
Karine Gauvin, Université de Moncton (Nouveau-Brunswick)
Mariadomenica Lo Nostro, Università degli Studi di Salerno (Italie)
Chiara Molinari, Università degli Studi di Milano (Italie)
Franck Sajous, CLLE-CNRS et Université Toulouse – Jean Jaurès (France)
Christophe Rey, CY Cergy Paris Université (France)
Marie Steffens, Universiteit Utrecht (Pays-Bas)
Mireille Elchacar, Université TÉLUS (Québec)
Saša Marjanovic, Univerzitet u Beogradu (Serbie)
Rozanne Versendaal, Universiteit Utrecht, ICON (Pays-Bas)
Nadine Vincent, Université de Sherbrooke et CRIFUQ (Québec)
