Nell de Hullu-Van Doeselaar, La Rosace de Rivebelle

Lors du second séjour à Balbec, l’auteur ajoute tardivement la rosace de Rivebelle, qui fait partie du leitmotiv des épines blanches et roses, comme vérité centrale du livre-cathédrale à construire. Dans cette image méta-discursive consiste la figure emblématique susceptible d’étudier l’influence de la peinture d’avant-garde sur l’esthétique de Proust et son évolution du classicisme moderne vers un modernisme ou une modernité beaucoup plus prononcés. L’adoption de cette perspective éclaire le choix du titre La rosace de Rivebelle, référence aussi bien à la remarque d’Aristote à propos des couleurs : « celui qui jetterait au hasard les couleurs les plus belles ne charmerait jamais la vue comme celui qui a simplement dessiné une figure sur un fond blanc », que clin d’oeil au tableau Carré noir sur fond blanc dun des pionniers de l’art moderne Malevitch. Cette étude s’est attachée à mieux déterminer la place d’À la recherche du temps perdu dans le champ littéraire de son époque.

Docteur de l’Université de Leyde (Pays-Bas), Nell de Hullu-van Doeselaar est membre du comité de la Société néerlandaise de Marcel Proust et de la rédaction de la revue Marcel Proust Aujourd’hui.

Plus d’informations sur le site web de l’éditeur : honorechampion.com.